Trois ans après la sortie de Phantom Liberty, un développeur de Cyberpunk 2077 révèle que CD Projekt RED avait à l’origine une vision très différente pour la fin de l’extension.
Quand on travaille chez CD Projekt RED, on n’a définitivement pas le temps de s’ennuyer. De The Witcher 4 à Cyberpunk 2, en passant par d’autres projets encore bien mystérieux tels que « Projet Hadar » et « Projet Sirius », le studio polonais ne manque vraiment pas de choses à faire. Et pourtant, cela n’empêche pas un membre de l’équipe de se laisser à de nombreuses confidences depuis quelques jours. Car après avoir démonté plusieurs théories des fans, ce développeur de Cyberpunk 2077 nous en dit plus sur la fin abandonnée de son extension, Phantom Liberty.
Un développeur de Cyberpunk 2077 revient sur les coulisses du jeu
Igor Sarzyński n’est assurément pas un homme qui a sa langue dans sa poche. Le développeur, qui officie actuellement en tant que directeur créatif sur Cyberpunk 2, a passé les derniers jours à prendre la parole sur Bluesky pour revenir sur certaines théories de fans, qu’il n’a pas hésité à démentir pour l’occasion. Que ce soit pour défendre la durée de l’Acte 1 de Cyberpunk 2077, ou encore pour justifier les raisons qui ont poussé CD Projekt à mettre en avant la version féminine de V après la sortie du jeu, Sarzyński a sans conteste su répondre aux interrogations des fans.
Mais le créateur ne s’est pas arrêté là. Visiblement désireux d’en révéler davantage sur les coulisses du jeu, il en a également profité pour écrire un long thread dans lequel il revient sur la question des « contenus coupés », notamment au regard de la production d’un jeu. « Créer un jeu implique une gestion et une réévaluation constantes des priorités par rapport à la portée, à la vision, à la qualité et au temps [du projet] » explique le développeur de CD Projekt. « Tout au long de ce processus, autant d’éléments sont ajoutés qu’éliminés ».
Un phénomène qui touche alors d’autant plus des RPG en monde ouvert comme Cyberpunk 2077, qu’il est impossible de concevoir « sur le papier » selon lui. « Vous découvrez ce qui fonctionne, ce qui est nécessaire et ce qui est superflu au fil de nombreuses itérations » assure-t-il notamment. « Des choses sont ajoutées, retirées, modifiées, réorganisées au fur et à mesure que le développement avance », et ce à tous les niveaux. Et c’est d’ailleurs ce qui explique pourquoi l’épilogue de Phantom Liberty a complètement changé en cours de route.

La fin de Phantom Liberty a changé, mais c’est pour le meilleur
« L’épilogue de Phantom Liberty était à l’origine complètement différent », explique en effet le développeur de Cyberpunk 2077. « Beaucoup plus sombre et plus étrange. Mais alors que notre histoire principale se concrétisait, nous avons découvert que l’épilogue ne cadrait pas vraiment avec le ton et le thème. Donc nous l’avons remplacé par la fin actuelle, ‘Tower’ ». Ce faisant, CD Projekt s’est alors vu forcé de supprimer divers éléments du jeu, tels que des lieux, des scènes ou encore des mécaniques de jeu à part entière.
Et c’est là que le propos de Sarzyński s’avère intéressant. Car là où les joueurs ont généralement tendance à voir cela comme quelque chose de négatif, comme une chose dont on aurait amputé un jeu comme Cyberpunk 2077, lui voit plutôt cela comme quelque chose de positif. « [Tous ces contenus] ont-ils été supprimés ? Oui. Le jeu en a-t-il bénéficié ? Sans aucun doute » assure-t-il sans détour. « [C’est comme] notre système de progression des personnages. Nous l’avons simplifié dans un patch, et il est désormais plus cohérent et performant ».
« Plus ne signifie pas toujours mieux » conclut alors le développeur de CD Projekt, qui explique que leur boulot consiste aussi à savoir travailler « avec un scope limité ». « Vous ne pouvez pas indéfiniment ajouter des éléments (à moins que vous ne soyez Rockstar) » glisse-t-il en référence au sens du détail démentiel dont font preuve les créateurs de GTA 6. Donc oui, les joueurs de Cyberpunk 2077 n’auront peut-être pas eu la fin initialement envisagée par le studio avec Phantom Liberty, mais si l’on en croit Sarzyński, c’est heureusement pour le meilleur.
Source : Igor Sarzyński